Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Les neiges de janvier 1981

 

Neiges 1981

 

Les neiges de janvier 1981 furent exceptionnelles. Mijoux, Lélex, Chézery, Giron, Echallon, Champfromier et Belleydoux sont les communes les plus touchées de la région. Les journaux font mention qu'un chalet du Col de la faucille, poussé par une coulée de neige, a dû être évacué ; qu'à Giron, les sapeurs-pompiers ont dû dégager le toit de la colonie où séjournent 90 enfants ; qu'à Belleydoux la sirène était gelée et que c'est donc avec le tocsin que les hommes ont été appelés à venir déneiger les toits ; qu'à Champfromier le maire lui-même et les 21 pompiers ont tenté de déneiger les toitures les plus menacées. La RN 5 est coupée, le tunnel du mont-Blanc est fermé.

Un autre article de presse mentionne que durant plusieurs jours Chézery s'est trouvé coupé du monde par d'importantes avalanches qui ont obstrué les routes en direction de Confort et de Champfromier. Une maison inhabitée de Forens s'est effondrée. A Bellegarde les dégâts sont importants. L'armée intervient dans le nord-est du département (Vallée de la Valserine, Echallon-Belleydoux, etc.)

 

Après le retour à la normale, à Champfromier, il est temps de payer. Lors de la délibération municipale du 27 février 198, M. le maire, André Coutier, rappelle d'abord "les difficultés causées sur l'ensemble de la commune suite à l'enneigement exceptionnel du mois de janvier 1981", et ajoute que "La commune a dû faire appel à un tracteur chargeur Michigan pour dégager certains chemins et places, ainsi qu'aux sapeurs-pompiers communaux pour dégager certaines toitures" Mais "cet engin et ces personnes étaient intervenus également pour le compte de particuliers". Pour ces cas, il est temps d'indemniser la commune, et le tarif en est fixé à 250 F/heure TTC pour le tracteur et à 30,50 f/heure pour les sapeurs-pompiers [RD19, p. 118]. La même année la neige est encore trois fois à l'ordre du jour du Conseil Municipal, avec un refus de déneigement sur l'Auger, un refus d'indemnisation pour l'écroulement d'une toiture de résidence secondaire (Jean Bouchet), et pour un report concernant l'achat d'une fraise.

Quelques souvenirs : - la maison de Françoise et Robert Gerardo était en construction. Malgré les 1,30 m de neige au sol et sur le toit, celui-ci avait résisté ! Ouff ! [Françoise].

- les deux filles de M. et Mme Alcaraz, épiciers, sortaient par leur fenêtre au Ier étage, un énorme tas de neige arrivant à leur niveau ! La neige provenue du toit devait faire un beau toboggan ! [Mado].

 

 

Publication : Ghislain Lancel. Sources : archives de Roger Perrouse (coll. Michel Blanc).

Première publication le 4 novembre 2020. Dernière mise à jour de cette page, 05/11/2020.

 

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